« Rien n’est acquis mais j’apprends tellement »





Juliette est originaire de Petit-Bourg en Guadeloupe. C’est là-bas qu'a débuté sa passion pour l’escrime. Repérée très jeune, elle intègre dès l’âge de 14 ans le pôle escrime Antilles-Guyane et la cité scolaire d’excellence sportive : « J’ai très rapidement vécu en internat et eu un double- projet escrime-études. Cela a été difficile mais cela m’a construit et j’y ai fait de magnifiques rencontres ». Grande espoire de l’escrime antillaise, elle est déjà 20ème française en U17 à seulement 14 ans. Elle intègre une année plus tard le Pôle France Jeunes de Wattignies sous la houlette de Jean-Loup Boulanger. Malgré la distance, les différences entre la métropole et son île natale, Juliette n’a jamais hésité à franchir le pas : « Je savais qu’intégrer l’équipe de France Jeunes me permettrait de franchir un palier sportivement parlant. De plus je voulais tôt ou tard continuer mes études en métropole. » L’adaptation ne fut pas de tout repos mais Juliette s’accroche et termine dans les 8 meilleures françaises en U17 en menant brillamment en parallèle son cursus scolaire. Elle obtiendra l’année de sa terminale (2017-2018) un baccalauréat mention très bien avec plus de 19 de moyenne générale ! Très intéressée par les Sciences, Juliette avait un autre rêve cette année-là : effectuer une grande classe préparatoire lui permettant de viser le top 15 des écoles d’ingénieurs. Elle mit les bouchées doubles en Terminale et finit par obtenir les deux choix qu’elle ambitionnait : Une classe préparatoire MPSI au lycée Faidherbe qui lui permettait de continuer son cursus de sportif de haut-niveau en parallèle et la prestigieuse classe préparatoire parisienne Saint-Louis. Ce choix fut long, difficile mais Juliette sûre et courageuse prit la décision où « elle ne regretterait rien » : elle choisit à nouveau de tout abandonner pour rejoindre Paris et mettre le maximum de chances de son côté afin d’intégrer les toutes meilleures écoles d’ingénieurs de France. Le manque d’escrime se fit sentir au début nous confie t-elle mais « j’apprends tellement et je sais que j’effectue des sacrifices pour un but juste et qui en vaut la peine ». Le manque d’entraînement ne l’empêchera de terminer dans les 16 premières françaises du premier circuit national U20 de l’année : « J’ai travaillé sans discontinuer. Cela m’a fait très plaisir de couper ne serait-ce qu’une journée et de retrouver ma passion intacte. Mais bon il ne faut surtout pas que j’en abuse. J’aurais des regrets » La persévérance n’est jamais très loin dans les choix de Juliette. Au-delà des choix courageux qu’elle a effectué, c’est sa témérité et sa gentillesse que nous admirons chez Scylla. Bon courage à Juliette pour la seconde partie de sa MPSI. Dans les 20 premiers de sa classe pour l’instant, elle n’a qu’une seule idée en tête : le top 10. Scylla l’accompagnera dans ses choix et sa quête d’excellence avec un plaisir et une fierté non dissimulée !

© 2023 by  Scylla