Léa : " Ne laissez jamais personne vous dire que vous n’êtes pas capables de réussir "

Mis à jour : 31 janv. 2019




Léa est l’exemple même d’une orientation réussie : non pas parce que celle-ci s’est décidée le plus rapidement possible ou avec un brio sans commune mesure, mais plutôt car son orientation est mûrie et réfléchie : « Rien n’est plus puissant qu’une idée dont le temps est venu » (V. Hugo). Voilà ce qui symbolise Léa : ayant depuis longtemps un intérêt prononcé pour le journalisme, elle s’est intéressée à divers sujets et domaines tout en prenant le temps d’écrire un article dès que l’occasion se présentait. Elle ne s’est jamais précipitée mais a travaillé avec une volonté sans faille au lycée pour intégrer l’école qui lui permettait d’accompagner au mieux ses projets. Ses diverses contributions en témoignent (Radio Londres, Bayard Presse, La Source Vancouver…). La multidisciplinarité, les expériences universitaires (University of British Columbia) et associatives (présidente de l’association des Hauts Parleurs) qu’elle a vécues à Sciences Po Paris lui ont permis d’affirmer son projet professionnel qui, avec son master en journalisme, arrive à maturité. Contributrice régulière, vous retrouverez bientôt sa plume dans des articles consacrés à l’Education sur notre blog et nos réseaux sociaux.



Présente-toi :

Je m’appelle Léa, je suis en quatrième année à Sciences Po Paris, dans l’Ecole de Journalisme. J’ai intégré Sciences Po après le Bac, en préparant le concours en parallèle de l’année de Terminale. Je suis également chargée de cours dans la classe préparatoire Sciences-Po du lycée Bossuet Notre-Dame.


Comment a débuté ton intérêt pour les Sciences Politiques ? Comment cet intérêt t’a-t-il mené vers le journalisme ?

J’ai souhaité étudier à Sciences Po pour conserver un enseignement aussi ouvert que possible en sciences humaines et sociales. Cela me permettait de ne pas me spécialiser immédiatement dans un domaine particulier, et de nourrir mon projet de devenir journaliste. Je comptais sur le tronc commun, comprenant aussi bien des sciences politiques que de l’histoire, de l’économie ou encore du droit, pour me forger une culture générale solide dans l’optique de postuler en Master à l’Ecole de Journalisme de Sciences Po.


Au lycée quelle filière as-tu fait ?

J’ai suivi une filière ES, Economique et Sociale, toujours dans cet esprit de ne pas trop me spécialiser car j’étais alors assez indécise par rapport à mon projet professionnel.


As-tu suivi une prépa pour rentrer à Sciences Po ? Laquelle ? Quels étaient ses points forts ? Points d’amélioration ?

J’ai suivi la prépa organisée au sein de mon lycée Bossuet Notre-Dame. Les locaux et professeurs m’étaient familiers et elle était moins coûteuse que d’autres prépas parisiennes. Un autre atout indéniable de cette prépa était sa taille : nous étions une quinzaine d’élèves en Terminale, le travail y était donc efficace et productif. L’ambiance était propice à l’entraide, ce qui a amélioré nos conditions de préparation. Le risque, comme dans toute prépa, était de considérer que ces cours se suffisaient à eux-mêmes pour préparer le concours. Les quatre heures par semaine nous donnaient bonne conscience, ce qui pouvait donner l’illusion que nous n’avions pas besoin de travailler de notre côté.


Quels sont les cours qui t’ont le plus passionnée jusqu’ici à Sciences Po ? Pourquoi ?

Le cours intitulé « Espace Mondial » m’a beaucoup plu. Il s’agissait d’un cours sur les relations internationales et les enjeux mondiaux de notre époque. J’ai pu y découvrir en détails, et surtout y approfondir, des problématiques majeures comme les conflits inter-étatiques en Afrique, l’impact territorial de la question religieuse ou encore les problématiques liées à la diplomatie multilatérale.


Comment l’idée d’intégrer Sciences Po t’est venue ? A quel moment ?

En classe de Seconde, mes parents et certains professeurs m’ont parlé de cette école mais les sciences politiques ne m’intéressaient pas encore. À la fin de mon année de Première, après m’être renseignée plus en détails, je me suis rendu compte que Sciences Po pourrait m’aider à réaliser mon projet professionnel. Cela me permettait aussi de conserver un enseignement généraliste au cas où mon projet changerait. C’est donc au début de l’année de Terminale que j’ai commencé à préparer sérieusement le concours Sciences Po.


Pourquoi Sciences Po ? Quelles sont selon toi ses grandes forces ?

Sciences Po a la grande force de nous dispenser un enseignement varié et de qualité. Le socle commun en première année nous donne toutes les clés nécessaires pour comprendre les sujets abordés plus en détails en deuxième année, il y a donc une vraie progression. Nous acquérons une méthode de travail rigoureuse, des habitudes et un esprit critique utiles non seulement pour le milieu académique, mais également en situation professionnelle. Les Masters proposés sont nombreux, si bien que nous côtoyons des personnes aux intérêts différents des nôtres et cela est particulièrement enrichissant, de même que les échanges avec les étudiants internationaux. La troisième année à l’étranger m’a, comme la majorité de mes camarades, beaucoup marquée. Il s’agit d’une formidable expérience qui nous permet de grandir et de progresser à tous points de vue. Enfin, le Master de Journalisme que je débute seulement me satisfait pleinement pour le moment. Les enseignants sont quasiment tous des journalistes professionnels en activité : les avoir pour professeurs me semble donc être la meilleure formation pour être en prise avec la réalité du milieu. Si les cours pratiques nous permettent de nous exercer en conditions quasi réelles au métier de journaliste, des cours théoriques nous donnent le bagage culturel nécessaire pour appréhender avec discernement les enjeux de l’actualité. Il y a donc un équilibre entre les deux qui nous permet d’avoir une formation aussi complète que possible.


Ton conseil pour intégrer Sciences Po ?

Ne laissez jamais personne vous dire que vous n’êtes pas capables de réussir. Restez motivés et travaillez toujours plus dur pour arriver à vos fins : c’est en vous surpassant que vous parviendrez à remplir vos objectifs, qu’ils soient académiques, personnels ou professionnels.

La question que tu aurais aimé qu’on te pose : « Quel conseil a été le plus utile dans ta recherche d’orientation ? »

Pose-toi les bonnes questions. Cela semble vague et pourtant, avant de se lancer dans une lettre de motivation il faut simplement se poser, effectuer un retour sur soi-même pour savoir par où commencer. Il est impératif de se connaître soi-même pour déterminer ce qui nous est ou non essentiel et la vie que l’on a envie de mener.

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